Auteur : Napolitano

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Erreur fatale N°1 : le montage carpe trop voyant

Je n’irai jamais jusqu’à dire que la carpe développe une certaine intelligence, cependant, comme tout animaux, les poissons possèdent une sorte de radar leur indiquant un danger potentiel. Suivant la luminosité, le type d’eau ou encore la pression de pêche, les poissons auront des réactions différentes face à nos montages. Aujourd’hui grâce aux caméras subaquatiques, nous sommes en mesure de voir justement le comportement des carpes face à des objets étrangers dans leur habitat. D’ailleurs, nous voyons bien aujourd’hui une réelle différence entre un montage carpe adapté (couleur des matériaux, camouflage du plomb, montage soigneusement préparé, etc.) et un montage carpe « passe partout » utilisé dans toutes les situations. Bien sûr un montage simple est souvent gage de réussite, cependant on a souvent tendance à négliger certains aspects de « finitions » qui font souvent la force de pêcheurs chevronnés.

Erreur fatale N°2 : l’hameçon émoussé

Combien parmi vous vérifie systématiquement le bon piquant de l’hameçon avant chaque lancer ? Aller, réfléchissez bien, le faites vous vraiment ? Je vous taquine un peu car je dois vous avouer que moi aussi il m’arrive bien souvent de zapper cette étape. D’ailleurs, peu nombreux sont ceux qui s’accordent 10 secondes pour le faire, bien souvent par simple oublie. Cependant comme tout le monde le sait, un hameçon bien piquant est la base mécanique d’un bon montage carpe. Un piquant parfait s’assure naturellement du bon ancrage dans la bouche de la carpe. C’est donc un « détail » essentiel.

Quelle est la durée de vie d’un hameçon ? Je dirai que tout dépend des conditions. Pour vous donner un exemple, rare sont les fois où mes hameçons ont une durée de vie dépassant la session lorsque je pêche en rivière. En effet, nombreux sont les obstacles et les accrocs ne manquent pas. À l’inverse d’un étang vaseux où le piquant d’un hameçon est rarement mis à mal. Quoi qu’il en soit, une petite vérif s’impose, de façon à pêcher la conscience tranquille et ainsi éviter de commettre cette erreur qui peut s’avérer fatale

Erreur fatale N°3 : l’utilisation du montage « passe partout » dans toutes les situations

On a tous un montage que l’on affectionne tout particulièrement. On use et abuse de son utilisation tant il a pris de poisson. Ce montage est souvent simple à réaliser et est assez polyvalent. C’est ce que j’appelle le montage « passe partout ». S’il s’avère être assez efficace dans bien des endroits de par sa polyvalence, en revanche il l’est beaucoup moins dans beaucoup de situations. Cependant notre confiance presque aveugle dans ce montage nous pousse bien souvent à ne pas changer quoi que ce soit. C’est là à mon avis une erreur qui peut être fatale, car même si sur la toile ou dans les magazines on « bouffe » du montage à toutes les sauces, tous plus compliqués à faire les uns que les autres, on devrait tous selon moi apprendre à faire différents montages pour faire face a à peu près toutes les situations que nous rencontrons au bord de l’eau. Adapter ses montages au type d’eau pêché, à l’endroit ou encore à la saison est donc primordial.

Erreur fatale N°4 : le mauvais plomb

Dans le domaine de la pêche de la carpe, nous utilisons le plomb principalement pour trois raisons :

1 – lancer nos montages

2 – ferrer le poisson grâce au propre poids du plomb, ce qu’on appelle plus communément l’auto-ferrage

3 – faire en sorte que notre montage reste en place lorsque l’on pêche en eau courante

Pour le premier cas, le poids détermine souvent la distance à laquelle nous voulons pêcher. Cela n’a donc pas d’incidence directe sur le montage. Cependant (ce qui nous amène au second cas), le poids de ce plomb doit être suffisant pour ancrer solidement l’hameçon dans la bouche de la carpe. Un poids trop faible du plomb est une erreur souvent commise lorsque l’on souhaite pêcher en bordure. On se dit alors à tort que notre montage n’a pas besoin d’être lesté d’un poids « conséquent » puisque l’on pêche dans nos bottes. De façon générale, un poids de 90g est le minimum à respecter.

Erreur fatale N°5 : le mauvais matériau pour le bas de ligne

Vous n’êtes pas sans le savoir, il existe des tas de matériaux différents pour concevoir nos bas de ligne. Fluorocarbone, nylon, amnesia ou encore tresse, font partie à ce jour de la panoplie du carpiste pour faire face aux nombreuses situations de pêche différentes auxquelles nous sommes souvent confrontés. Cependant, ce choix varié nous amène souvent à nous poser cette question : quel matériau utiliser et pourquoi ? L’erreur ici est évidemment de ne pas utiliser le bon matériau au bon moment ou au bon endroit. Quelle incidence cela a sur nos résultats ? Pour répondre à cette question, j’utiliserai deux exemples parmi tant d’autres :

l’utilisation d’un matériau rigide (type fluoro) pour pêcher sur une couche de vase. Certains montages ne sont vraiment pas adaptés et plutôt que de présenter le bas de ligne de façon naturelle et discrète, le poids du plomb s’enfonçant dans la vase va relever de quelques centimètres le bas de ligne. D’ailleurs, de façon générale, un bas de ligne trop court est à bannir lorsque l’on pêche un étang assez vaseux, et ce quel que soit le matériau utilisé.

L’utilisation d’un matériau trop souple lorsque les indésirables sont bien présents. Gare aux emmêlements si on utilise de la tresse très souple lorsque de nombreux indésirables sont présents (écrevisses, brèmes, chat, etc.)